Acte 1 du Plan d’investissement montagne à Chamonix

Le futur Plan d’investissement montagne annoncé par le Gouvernement sera co-construit avec les montagnards : élus, professionnels, associatifs… C’est en substance le message porté par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, et Joël Giraud, secrétaire d’Etat chargé de la Ruralité, en visite à Chamonix jeudi 11 mars 2021. La matinée de travail a permis d’écouter les acteurs de la montagne. La même démarche de concertation sera menée sur l’ensemble des massifs durant les prochaines semaines. Il faudra donc patienter pour connaître l’enveloppe réservée au plan de relance de la montagne.

Joël Giraud, secrétaire d’Etat en charge de la ruralité, a fixé un délai de six semaines pour mobiliser l’ensemble des massifs français. « Chaque massif a des territoires complètement différents et des modèles de développement complètement différents. Le but est d’organiser, au mois de mai, un comité interministériel pour statuer sur les besoins recensés. Nous n’annonçons pas à l’avance combien il y aura d’argent sur chaque territoire puisqu’il s’agit de construire les projets territorialement. Ensuite, l’argent arrivera, en fonction des projets et des priorités des massifs », explique-t-il.
Le temps des aides d’urgence, encore en cours, sera suivi par deux « plans » spécifiques à la montagne. Le Plan d’investissement montagne présenté à Chamonix et un Programme montagne, à plus long terme, pour apporter de l’ingénierie aux territoires
« Notre stratégie est simple. Elle s’appuie sur deux piliers : réparer et préparer. Pour réparer, il faut faire face aux dégâts, aux conséquences économiques de la crise et d’une saison où, hélas, les remontées mécaniques n’ont pas fonctionné. Pour cela, il existe des dispositifs de soutien. Il n’aurait pas été possible de réfléchir à l’avenir de la montagne française à 10 ans sans s’assurer de la sauver dans les mois qui viennent. Pour préparer l’avenir, il faut faire fructifier le lègue formidable des pionniers qui ont permis le développement du tourisme de montagne. Nous allons nous appuyer dessus mais nous allons aussi travailler à la diversification. Beaucoup de propositions ont été mises sur la table par tous les acteurs de la montagne. La notion de quatre saisons est revenue régulièrement. Il y a aussi la question de l’hébergement. Il faudra mettre le paquet sur la rénovation », détaille Jean-Baptiste Lemoyne.
Les arguments des communes support de station ont été entendus. « Un groupe travaille sur les pertes de recettes des collectivités territoriales. Dans certains endroits ces pertes sont considérables. Par exemple, dans une station où le centre thermo-ludique est en régie directe, les recettes sont nulles et le personnel n’a pas accès au chômage partiel. Il faut que nous puissions faire des propositions cousues mains. Nous ne compenserons pas de la même façon la station des Karellis, où l’ensemble du modèle économique est impacté, et une station qui a pu ouvrir des équipements et qui a des délégations de service public qui fonctionnent bien. Il faut que les collectivités territoriales puissent continuer à investir, donc qu’elles aient les recettes nécessaires. Il y aura sans doute un décalage du vote des budgets de ces collectivités si nous n’avons pas les conclusions du groupe de travail avant la fin du mois », assure Joël Giraud.
Président de l’Association nationale des maires de stations de montagne (Anmsm), maire de La Plagne, Jean-Luc Boch dresse un bilan mitigé de la matinée de travail : « L’annonce d’un Plan de relance est forcément positive. Ça veut dire que des budgets seront débloqués en faveur de la montagne. Encore faudra-t-il que ce plan intègre la principale valeur que nous représentons : le ski. Nous attendons les premières propositions concrètes et nous serons prêts à travailler avec tous les ministères pour que notre modèle économique survive. C’est toujours gênant que quitter une réunion sans calendrier et sans annonce sur le budget, mais il vaut mieux un effet d’annonce de budgets à venir que pas d’annonce et pas de budget ».
« Avant ce Plan de relance, il faut avant tout concrétiser la survie du modèle économique de la montagne. Il faut que l’intégralité des commerçants, des artisans, des professionnels s’en sortent, qu’ils soient encore présents au début de l’hiver prochain et ensuite il faudra relancer la montagne française pour qu’elle retrouve sa place de leader à l’international ».
« Concernant les collectivités territoriales, nous avons expliqué que chaque accompagnement doit être individualisé, car les collectivités sont différentes les unes des autres. Nous avons besoin sur les territoires de quelqu’un qui pourra aider chaque collectivité selon ses spécificités. Depuis des années, le modèle économique des stations permet de générer des retours financiers énormes au niveau national. Alors que nous sommes en difficulté, un juste retour serait le bienvenu. »

Joël Giraud, secrétaire d’Etat en charge de la Ruralité, a fixé un délai de six semaines pour mobiliser l’ensemble des massifs français. « Chaque massif a des territoires complétement différents et des modèles de développement complètement différents. Le but est d’organiser, au mois de mai, un comité interministériel pour statuer sur les besoins recensés. Nous n’annonçons pas à l’avance combien il y aura d’argent sur chaque territoire puisqu’il s’agit de construire les projets territorialement. Ensuite, l’argent arrivera, en fonction des projets et des priorités des massifs », explique-t-il.

Le temps des aides d’urgence, encore en cours, sera suivi par deux « plans » spécifiques à la montagne. Le Plan d’investissement montagne présenté à Chamonix et un Programme montagne, à plus long terme, pour apporter de l’ingénierie aux territoires

« Notre stratégie est simple. Elle s’appuie sur deux piliers : réparer et préparer. Pour réparer, il faut faire face aux dégâts, aux conséquences économiques de la crise et d’une saison où, hélas, les remontées mécaniques n’ont pas fonctionné. Pour cela, il existe des dispositifs de soutien. Il n’aurait pas été possible de réfléchir à l’avenir de la montagne française à 10 ans sans s’assurer de la sauver dans les mois qui viennent. Pour préparer l’avenir, il faut faire fructifier le lègue formidable des pionniers qui ont permis le développement du tourisme de montagne. Nous allons nous appuyer dessus mais nous allons aussi travailler à la diversification. Beaucoup de propositions ont été mises sur la table par tous les acteurs de la montagne. La notion de quatre saisons est revenue régulièrement. Il y a aussi la question de l’hébergement. Il faudra mettre le paquet sur la rénovation », détaille Jean-Baptiste Lemoyne.

Les arguments des communes support de station ont été entendus. « Un groupe travaille sur les pertes de recettes des collectivités territoriales. Dans certains endroits ces pertes sont considérables. Par exemple, dans une station où le centre thermo-ludique est en régie directe, les recettes sont nulles et le personnel n’a pas accès au chômage partiel. Il faut que nous puissions faire des propositions cousues mains. Nous ne compenserons pas de la même façon la station des Karellis, où l’ensemble du modèle économique est impacté, et une station qui a pu ouvrir des équipements et qui a des délégations de service public qui fonctionnent bien. Il faut que les collectivités territoriales puissent continuer à investir, donc qu’elles aient les recettes nécessaires. Il y aura sans doute un décalage du vote des budgets de ces collectivités si nous n’avons pas les conclusions du groupe de travail avant la fin du mois », assure Joël Giraud.

Président de l’Association nationale des maires de stations de montagne (Anmsm), maire de La Plagne, Jean-Luc Boch dresse un bilan mitigé de la matinée de travail : « L’annonce d’un Plan de relance est forcément positive. Ça veut dire que des budgets seront débloqués en faveur de la montagne. Encore faudra-t-il que ce plan intègre la principale valeur que nous représentons : le ski. Nous attendons les premières propositions concrètes et nous serons prêts à travailler avec tous les ministères pour que notre modèle économique survive. C’est toujours gênant de quitter une réunion sans calendrier et sans annonce sur le budget, mais il vaut mieux un effet d’annonce de budgets à venir que pas d’annonce et pas de budget.

Avant ce Plan de relance, il faut avant tout concrétiser la survie du modèle économique de la montagne. Il faut que l’intégralité des commerçants, des artisans, des professionnels s’en sortent, qu’ils soient encore présents au début de l’hiver prochain et ensuite il faudra relancer la montagne française pour qu’elle retrouve sa place de leader à l’international.

Concernant les collectivités territoriales, nous avons expliqué que chaque accompagnement doit être individualisé, car les collectivités sont différentes les unes des autres. Nous avons besoin sur les territoires de quelqu’un qui pourra aider chaque collectivité selon ses spécificités. Depuis des années, le modèle économique des stations permet de générer des retours financiers énormes au niveau national. Alors que nous sommes en difficulté, un juste retour serait le bienvenu. »