Contrairement aux élections municipales de 2020, qui avaient vu des grandes villes changer de majorité, les résultats de 2026 n’ont guère modifié le paysage politique local. La stabilité politique n’empêche pas de constater un inexorable mouvement de fond. Longtemps épargné, le scrutin local par excellence n’échappe plus à la baisse de la participation.

L’année 2020 demeurera à jamais une exception dans l’histoire électorale française. En pleine pandémie, les électeurs étaient restés chez eux. Le temps écoulé entre le premier tour, le 15 mars, et le second, le 28 juin, n’avait rien arrangé. La comparaison des chiffres de la participation de 2026 avec ceux de 2014 est autrement plus instructif.
La Savoie, qui se situe pourtant dans le « top 40 » des départements français en terme de participation, perd 4 et 5 points de participation en douze ans. Les candidats engagés dans les 158 communes où une seule liste était engagée ont eu du mal à mobiliser. Champlaurent (78,43 % de participation), Le Bourget-en-Huile (73,97 %) ou Allondaz (72,93 %) figurent parmi les exceptions savoyardes. Là où plusieurs listes étaient engagées, l’intérêt des électeurs n’a pas été exceptionnel non plus. Barberaz, avec 96,75 % d’électeurs motivés pour départager deux listes, se situe à un niveau hors norme…
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DU MAGAZINE DES MAIRIES DES PAYS DE SAVOIE

