Valérie Bouvier, maire de Saint-Pierre-en-Faucigny

D’abord conseillère municipale puis adjointe, Valérie Bouvier a été élue maire de sa commune, Saint-Pierre-en-Faucigny, en 2026. Parmi les priorités du mandat, la création d’un véritable centre de village mais aussi l’amélioration des mobilités, la préservation de l’économie et de l’agriculture.

©Sophie Boutrelle / MDPS

Quel est votre parcours ?

Originaire de Grenoble, je suis venue m’installer à Saint-Pierre-en-Faucigny dès mon premier poste au tribunal d’instance de Bonneville. Juriste de formation -j’ai passé un DEA de droit à l’Université de Montpellier 1-, j’ai travaillé pendant 15 ans dans les services judiciaires avant d’obtenir, en 2009, mon détachement dans la fonction publique territoriale. De 2009 à début 2013, j’ai été directrice générale des services d’une intercommunalité, la communauté de communes Faucigny-Glières. J’ai ensuite rejoint le Centre de gestion de la fonction publique territoriale (Cdg 74) en tant que directrice territorial chargée du pôle ressources et développement. Depuis 2017, j’en assure la direction générale.

Pourquoi cet intérêt pour la fonction publique territoriale ?

J’ai une vraie appétence pour le collectif, le partage. Lorsque je travaillais au tribunal de Bonneville, j’ai entretenu des liens étroits avec les collectivités afin de recréer une salle pleine et entière pour accueillir le procès en assises de l’affaire Flactif. À l’époque, le tribunal d’Annecy était hors d’usage après une explosion d’origine criminelle. Par la suite, j’ai été missionnée par la Cour d’appel pour accompagner la rédaction du document visant à défendre le particularisme de la Haute-Savoie en matière judiciaire lors de la réforme portée par Rachida Dati, alors garde des Sceaux et ministre de la Justice, souhaitant un tribunal par département. Dans ce cadre-là aussi, j’ai beaucoup échangé avec les collectivités qui étaient directement concernées.

Dans quel contexte vous êtes-vous impliquée dans la vie politique locale ? 

M’investir pour les autres et pour le collectif constitue une vraie vocation pour moi. En 2001, j’ai rencontré Marin Gaillard, qui était à l’époque maire de Saint-Pierre-en-Faucigny et je lui ai fait part de mon envie de participer à la vie communale…