Congrès des maires de Haute-Savoie : Le binôme maire-préfet face à la réalité du terrain

Moment important du calendrier de l’Association des maires de Haute-Savoie, le congrès annuel s’est déroulé le 17 octobre à La Roche-sur-Foron. Dernier grand rendez-vous collectif avant les municipales de mars 2026, l’événement a fait le plein, tout comme le 10e forum des collectivités territoriales organisé en parallèle.

Coté pile, le forum des collectivités territoriales de Haute-Savoie est l’occasion de rencontres, d’échanges et de contacts dans une ambiance détendue et conviviale. Côté face, sur un ton solennel, voire martial, le congrès permet à Nicolas Rubin, maire de Châtel et président de l’ADM 74, de porter haut la parole du terrain.

Au terme d’un mandat pour le moins chaotique, la position de l’association a été renforcée. Face à l’escalade normative, les élus locaux ont beaucoup fait appel à ses techniciens experts. Dans le même temps, les maires siégeant au sein de l’ADM 74 ont représenté leurs pairs dans une centaine de commissions préfectorales, et autres instances départementales, régionales, nationales et comités divers. « Ils y portent la voix du terrain avec rigueur et conviction. Je veux les remercier chaleureusement, même si, reconnaissons-le, cette comitologie devient de plus en plus chronophage et un choc de simplification à l’échelle locale s’impose », constate Nicolas Rubin.

« PENDANT QUE LES GOUVERNEMENTS SE SUCCÈDENT… »

En première ligne face aux administrés, les maires sont les généralistes de la démocratie. Les nombreux sujets à traiter au quotidien peuvent devenir insurmontables quand la réalité rencontre la théorie législative. « Les sujets sont nombreux, techniques et souvent complexes. C’est pourquoi nous avons besoin, à l’échelle locale comme nationale, de simplification, de clarté et de responsabilisation. Ce message que porte l’Association des maires de France résonne aujourd’hui plus que jamais, alors que l’instabilité gouvernementale fragilise la confiance dans nos institutions. Ce désordre affecte nos collectivités, exigeantes avec elles-mêmes, qui ont besoin de confiance et de perspectives », constate Nicolas Rubin.