Maire de Boussy depuis 2003, Sylvia Roupioz termine son 4e et dernier mandat. L’élue qui s’est attachée à conserver le caractère rural de son village quitte la vie municipale avec un pincement au cœur et un fort attachement à ses habitants.

Quel est votre parcours ?
Je suis née le 20 juin 1956 à Paris et j’ai passé une bonne partie de ma jeunesse à Grenoble. J’ai eu trois enfants et je suis veuve d’Henri Roupioz. J’ai fait des études littéraires suivies d’un BTS de secrétariat de direction trilingue puis du droit. J’ai stoppé mon cursus universitaire pour être maman et j’ai suivi mon mari dans son parcours d’ingénieur à EDF dans le nucléaire puis l’hydroélectricité. Nous déménagions quasiment tous les quatre ans, ce qui ne m’a pas permis d’avoir une vie professionnelle importante. En 2002, nous avons déménagé à Boussy, la commune natale de mon mari où nous avons acheté une maison.
Dans quel contexte vous êtes-vous impliquée dans la vie communale ?
Quand nous sommes arrivés à Boussy en 2002, le conseil municipal avait démissionné. La commune comptant à l’époque moins de 500 habitants, les électeurs pouvaient voter pour qui ils voulaient. En janvier 2003, je me suis retrouvée élue sans m’être présentée. J’étais à la croisée des chemins : j’avais envie de reprendre une activité professionnelle mais, parmi les autres élus, aucun ne voulait être maire. Nous nous sommes réunis plusieurs fois, jusqu’au moment où les gens m’ont demandé d’être maire. Lorsque j’ai posé la question à mon mari, il m’a dit : « S’il y a un rôle qui est fait pour toi, c’est bien celui-là ; vas-y, fonce. »
Comment cela s’est-il passé ?
À l’époque, il y avait peu de femmes maires. Les premières années ont été très difficiles car il m’a fallu apprendre le métier. J’étais complètement néophyte et je n’avais jamais eu de responsabilités communales…
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DU MAGAZINE DES MAIRIES DES PAYS DE SAVOIE

