L’ancienne championne de ski, qui fut porte-drapeau de l’équipe de France aux JO de Calgary, Catherine Quittet a été élue maire de Notre-Dame-de-Bellecombe en mars 2026. Elle travaille à la diversification des activités toutes saisons et au développement de logements permanents.

Quel est votre parcours ?
Mon père, qui était originaire de Notre-Dame-de-Bellecombe, était instituteur dans la petite école des Pémons à Hauteluce. La maternité la plus proche était Megève où je suis née. Lorsqu’il a été muté à Notre-Dame-de-Bellecombe dans les années 1960, il a pris la présidence du club de ski. De mes 2 ans à mes 5 ans, je skiais toute la saison avec ma mère qui était monitrice de ski car je ne supportais pas d’être gardée par une nounou. C’est comme cela que je me suis retrouvée à faire du ski et, plus tard, à intégrer l’équipe de France. Le milieu du ski est assez riche et repose sur une industrie qui offre des possibilités de reconversion par rapport à d’autres disciplines sportives. Mais l’arrêt de la compétition demeure difficile car on passe du statut de champion à rien du tout : il faut repartir vers une autre carrière, ce qui forge le caractère. Comme on ne me proposait que des boulots de potiche ne me convenant pas du tout et que j’avais fait un bac scientifique, je suis retournée à l’école. Intégrer l’EM Lyon, où je faisais des maths huit heures par jour, n’a pas été simple au début mais, à la sortie de cette école, toutes les portes m’étaient ouvertes.
Qu’est-ce que vous avez fait ?
J’ai été directrice de l’Office du tourisme de Notre-Dame-de-Bellecombe puis Jean-Pierre Puthod, qui était à l’époque directeur technique national à la Fédération française d’escrime est venu me chercher. J’ai travaillé avec lui jusqu’à son décès en 1996 puis j’ai créé une entreprise de communication et de management de sportifs à Aix-les-Bains. En 2000, au décès de ma mère, j’ai dû rentrer pour m’occuper du magasin de sport et du service traiteur qu’elle avait créé. À la même période, nous avons monté une équipe pour les élections municipales. J’ai été élue conseillère municipale et m’occupais des remontées mécaniques que nous avons privatisées. Nous avons pris en main le dossier d’Unité touristique nouvelle (UTN) pour la création de l’Espace diamant, c’est-à-dire la liaison entre les domaines skiables de Notre-Dame et Les Saisies, la création d’un forfait commun et la mise entre place d’une navette entre Notre-Dame et Crest-Voland. Je me suis aussi chargée de la construction d’une nouvelle école à laquelle nous avons joint une cantine et un accueil périscolaire qui faisaient défaut. En 2008, j’ai décidé de ne pas me réengager pour m’occuper de mes deux adolescentes, de mon papa malade et des deux entreprises (un magasin de sport et une agence immobilière) que je dirigeais. Je n’avais pas la disponibilité nécessaire pour être élue.
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