Le premier partenaire des collectivités locales est le conseil départemental de la Savoie. Hervé Gaymard, qui en est le président, aura l’occasion de le rappeler aux nouveaux maires, le 5 novembre à l’occasion du « Rendez-vous des élus ». Également président de la fondation Charles-de-Gaulle, le Savoyard choisit de commencer le long entretien accordé à Mairies des pays de Savoie par un rappel historique.

Quel est le premier message que vous souhaitez faire passer aux nouveaux élus municipaux ?
D’abord leur adresser un grand merci pour leur engagement. C’est le sens des nombreux appels téléphoniques que j’ai pu donner avant le scrutin aux maires qui se représentaient ou aux équipes qui souhaitaient s’engager. La commune est la cellule de base de la démocratie. Sans les maires, les adjoints et les conseillers municipaux, la République ne vivrait pas.
En 1945, à la libération de la France, De Gaulle, chef du gouvernement provisoire, a décidé d’organiser les élections municipales dès le printemps, alors que tous les prisonniers et tous les déportés n’étaient pas rentrés. Il fallait que les communes soient au rendez-vous de la reconstruction. Les législatives n’ont eu lieu que six mois après. Quand la France est revenue à la démocratie, les premières élections organisées ont été les municipales, car la France est faite du tissu de ses communes et de ses élus municipaux. Il ne faut jamais l’oublier.
Quelle est la politique du conseil départemental au service du développement du territoire ?
Rappelons en préambule que le conseil départemental doit assurer des compétences obligatoires sur l’ensemble du territoire : les routes, la prévention des risques naturels, les collèges, le très haut débit. Notre volonté est d’être le premier partenaire des collectivités, par le lien avec les élus, par des systèmes de subventions et par des dispositifs comme le FDEC et les contrats départementaux.
Le Département soutient aussi les acteurs associatifs qui font vivre les territoires, par l’intermédiaire du Fdal (Fonds départemental d’action locale) et de bien d’autres systèmes de subventions.
Quels sont les outils de financement mis à la disposition des communes et des collectivités ?
Nous disposons principalement de deux moyens pour aider les collectivités locales et les intercommunalités : les fonds cantonaux, que distribuent les conseillers départementaux en liaison avec les maires à travers le Fdec (Fonds départemental d’équipement des communes) et les contrats départementaux, sur les sept territoires du département.
Le Fonds départemental d’équipement des communes mobilise annuellement 6 millions d’euros de crédits départementaux pour financer des équipements de proximité d’intérêt communal. Le FDEC dont l’enveloppe est répartie par canton est géré directement par les binômes de conseillers départementaux. Principalement pour les bâtiments, les espaces publics, les équipements sportifs, les voiries communales, les engins de déneigement, les parkings ou de petits projets d’intérêt local.
Les contrats départementaux de 4e génération (2022-2028) mobilisent 7,6 millions de crédits par an pour financer des projets d’intérêt supra-communal, intercommunal ou territorial, qu’il s’agisse d’investissement, de fonctionnement ou d’ingénierie… Les contrats départementaux permettent d’accompagner les sept territoires savoyards définis en 2002 (1) dans de nombreux domaines, pour concourir au développement de leur attractivité ou des services dont la population a besoin.
Quel est le périmètre de ces contrats départementaux ?
Assis principalement sur la compétence « Solidarité territoriale » dont dispose le Département depuis la loi NOTRe de 2015, ils interviennent dans les domaines de l’aménagement des territoires, de l’ingénierie, de la culture, de l’action sociale, du sport, du tourisme, du sport, des circuits courts et de l’alimentation et plus généralement des équipements structurants de toute nature, dont les écoles qui représentent un sujet important. Ils sont le fruit de concertations entre le Département et les territoires et leurs collectivités. Ils permettent de répondre de façon souple et réactive aux particularités de chacun des sept territoires.
Rien que sur ces deux dispositifs, ce sont 13,6 millions d’euros qui ont été votés au budget 2026. Il faut aussi noter plusieurs guichets ou appels à projets thématiques permettant de compléter sans s’y superposer les interventions du Département dans de nombreux domaines : équipements sportifs utilisés par les collégiens, randonnée, cyclo (plan vélo et services cyclo-touristiques), activités de pleine nature, hébergements marchands, eau et assainissement, biodiversité et espaces naturels, espaces France Service, aménagement rural, monuments historiques…
Ce modèle, s’appuyant sur ces deux piliers, est-il figé ?
Nous avons, sur ces deux outils d’intervention sous forme de subventions, entrepris une réflexion interne, pour savoir si la dualité de ces deux fonds répond aux attentes des communes. L’idée que je défends depuis longtemps, serait de demander en début de mandat quelles sont les priorités de chaque commune de manière à sortir d’une logique assez statique pour une logique plus dynamique. Certaines communes ont besoin d’être accompagnées dès le début du mandat, d’autres plutôt en fin de mandat. Dans le mode de répartition du FDEC, c’est un peu ce qui se passe, avec du cousu main selon les besoins des communes au fil des années. C’est ce que je souhaite proposer aux élus lors de notre grande assemblée du 5 novembre.
Le Département est physiquement présent dans les dix-neuf cantons de Savoie. Quel est le lien local avec les maires ?
Les dix-neuf binômes d’élus départementaux sont bien évidemment le lien direct avec les communes, pour suivre les dossiers du territoire et pour faire remonter les problèmes. Mais le Département a aussi une présence sur l’ensemble du territoire avec les Maisons sociales et les centres sociaux pour le lien direct avec les usagers.
Les Maisons techniques du Département sont au service des élus au quotidien, sur de nombreux sujets ou chantiers (routes, équipements, bâtiments, politiques environnementales…). Il y a un dialogue permanent entre les services de terrain du Département et les élus.
L’accompagnement d’ingénierie est la mission d’Agate, l’agence alpine des territoires, que nous subventionnons largement. C’est un outil au service des maires, des municipalités, des intercommunalités pour imaginer et développer leurs projets. Cette agence constitue une forme d’aide indirecte du Département.
Quels sont les outils et les dispositifs d’accompagnement techniques que le conseil départemental met à la disposition des collectivités ?
Agate, l’agence alpine des territoires, réalise un travail important. C’est une association créée pour et à l’initiative des élus savoyards. Le Département y est pleinement impliqué, et c’est d’ailleurs notre collègue Marie-Claire Barbier qui la préside. Le Département verse chaque année une subvention. 1,4 million d’euros pour 2026.
Agate conseille et accompagne les collectivités dans leur quotidien comme dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs projets dans la durée.
Ses missions principales sont :
- produire une connaissance approfondie du territoire et de ses dynamiques ;
- accompagner l’élaboration de stratégies de développement et de transition ;
- penser et concevoir des projets ;
- offrir des services mutualisés et une assistance pour la gestion quotidienne ;
- former et informer les élus et les techniciens savoyards.
Le Département participe aussi au financement du CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) dont l’une des actions consiste à accompagner les collectivités dans leur projet sous l’angle de la triple lecture environnement-urbanisme-architecture ou encore de proposer des actions de consultance architecturale. (650 000 euros de subvention en 2026).
Il faut également citer le financement de postes, de réflexions ou d’études portés par les collectivités dans le cadre des contrats départementaux.
L’ensemble fait de la collectivité savoyarde le premier financeur de l’ingénierie des collectivités.
Le mandat 2020-2026 a été marqué par de nombreuses crises. Comment le département s’est-il adapté ?
J’ai toujours eu le souci d’une bonne gestion et ce n’est pas contradictoire avec l’ambition. C’est même le contraire. C’est parce que nous avons les reins solides que nous pouvons engager des projets. Alors que je n’étais pas obligé de le faire, j’ai soumis le Département à la notation de l’agence Fitch. Avec trois étoiles, le plus haut niveau de cotation pour les collectivités publiques, nous sommes toujours mieux notés que l’État. Je suis fier de ce bilan collectif sain.
Nous avons pu nous adapter aux crises successives car nos finances ont toujours été bien gérées et car notre département a la chance d’avoir une activité économique riche. Il faut se souvenir qu’en 2022, notre capacité de désendettement s’élevait à 0,8 année quand la moyenne nationale était de 2,6 années. En 2024 nous étions à 1,6 année quand la moyenne nationale grimpait à 6,4 années.

Et ce, alors que les règles évoluent sans cesse et que les marges de manœuvre sont rares…
À la différence des communes et des intercommunalités, le Département est la seule collectivité à avoir des dépenses de sécurité sociale que nous ne décidons pas ; que nous constatons. Ce sont des droits ouverts par la loi à nos compatriotes : le RSA, l’allocation dépendance pour les personnes âgées, les allocations pour les personnes handicapées… Nous nous honorons de respecter cette compétence. La seconde singularité est que, depuis quatre ans, nous ne votons plus l’impôt. La taxe foncière est passée aux communes, en compensation de la suppression de la taxe d’habitation. En ne votant plus le taux d’impôt, il apparait ce que les économistes appellent l’effet de ciseaux, entre les recettes et les dépenses. Une douzaine de Départements ont une épargne nette négative, dont la Loire-Atlantique et l’Hérault. La Gironde est sous tutelle de l’État. Les Départements des Bouches-du-Rhône, de Haute-Garonne et des Hauts-de-Seine ont une épargne nette nulle. La situation peut donc se dégrader très rapidement, et cela n’épargne personne, y compris des Départements que personne n’aurait imaginé pouvoir se trouver dans de telles situations.
Il est de notre responsabilité, de continuer à gérer notre Département avec tout le dynamisme qui nous caractérise mais aussi, et c’est également notre marque de fabrique, en veillant à préserver nos grands équilibres financiers structurels, pour servir les générations futures.
« Nous avons tout fait pour que le Département demeure un pôle de stabilité »
Le mandat qui débute est déjà placé sous le joug des restrictions budgétaires nationales. Jusqu’à quand les collectivités territoriales pourront-elles faire aussi bien avec de moins en moins d’interventions de l’État en faveur des collectivités ?
Il faut se méfier des mots. Ce ne sont pas des aides de l’État. L’État compense des recettes fiscales supprimées. Au fil des années, la vignette automobile, la taxe foncière et d’autres recettes qu’avaient les départements ont été supprimées par décisions nationales. Le second point tient aux mécanismes de péréquation : on « pique » de l’argent à certains départements pour donner à d’autres. C’est aussi le cas pour les communes. Chaque année, nous sommes privés de plusieurs dizaine de millions d’euros par ces mesures nationales. Nous n’avons pas d’autres moyens que de nous adapter et de respecter les lois et les règlements.
La bonne gestion passée nous permet de voir venir, mais il faut être extrêmement prudent, car la situation peut très vite se dégrader, du fait des dépenses sociales croissantes, de la baisse des compensations de l’État et du montant des péréquations.
S’adapter, c’est aussi savoir se recentrer sur les missions principales, notamment quand celles-ci augmentent fortement, dans le domaine social ou des investissements routiers par exemple. Mais la Savoie continue d’investir fortement. Nous engagerons près de 717 millions d’euros d’investissements entre 2026 et 2030. C’est un effort exceptionnel. Pour un Département de montagne, les routes restent une priorité absolue. Elles sont de plus en plus fragilisées par le dérèglement climatique, et nous devons les sécuriser, les entretenir et développer une mobilité plus durable. Les collèges constituent un autre pilier. 216 millions d’euros sont consacrés à la construction, la rénovation ou la modernisation de nos établissements, avec une attention particulière à la transition énergétique de nos bâtiments.
Dans ce contexte, le rôle moteur du Département est-il encore tenable ?
Au début de ce mandat, lors de ma réélection, j’ai dit que le Département resterait un pôle de stabilité et d’action. C’est bien ce qui s’est passé. Malgré un budget chaotique de l’État, une situation internationale compliquée, alors que tout tangue et tout bouge, nous avons tout fait pour que le Département demeure un pôle de stabilité, de projets et d’actions. Je souhaite nous donner les moyens de continuer.
Le département maintient un fort taux d’investissement. Sur 100 euros dépensés, 80 euros sont consacrés à ses propres investissements et 20 euros à l’accompagnement des autres collectivités.
Nous faisons face à deux sujets importants. Pour les collèges, nous constatons, du fait de la commande publique et d’autre part de la surchauffe du secteur du bâtiment dans notre département, qu’un collège en Savoie coute 25 % plus cher que dans le Rhône. Les prix sont trop hauts. Il y a un surcoût de la commande publique et un surcoût du bâtiment qui coûtent aux Savoyards.
C’est en faisant collectivement attention à ne pas trop tirer sur la corde quand tout va bien que le Département pourra être salvateur si la situation économique nationale venait à se dégrader. Si au moment où un retournement de conjoncture se produit, le Département devait être « à sec », il ne pourra pas investir.
Et le second sujet ?
Sur les routes, le changement climatique nous impacte directement, sur tous les massifs, partout dans le département. En Savoie, l’année 2023 a été celle de tous les records : deuxième année la plus chaude jamais enregistrée et troisième année la plus pluvieuse depuis 1959. Gel et dégel, canicule et saturation en eau viennent dégrader fortement le patrimoine routier. Lors des fortes pluies de fin 2023, pas moins de 300 évènements ont été enregistrés en même temps partout en Savoie. Ils ont provoqué 34 millions d’euros de dommages pour les collectivités dont 18 millions d’euros pour le conseil départemental. Pour 2026, les événements de février en Haute Maurienne se chiffrent déjà entre 500 000 euros et 1 million d’euros.
Quelles seront les priorités de la fin du mandat du Département ?
Un nouveau schéma des solidarités humaines fixe les orientations de nos politiques sociales et constitue la feuille de route pour les services du pôle social. Les travaux d’élaboration ont été menés à partir du bilan du premier schéma social unique, mais dans un contexte bien différent de celui de 2019 en raison :
- de l’impact de la crise sanitaire et des difficultés économiques et sociales post-Covid ;
- de l’augmentation des besoins en protection de l’enfance ;
- du vieillissement de la population savoyarde ;
- de l’élargissement du soutien aux personnes en situation de handicap.
Les conseillers départementaux doivent préparer l’avenir, notamment à travers les grands projets structurants.Le Plan vélo, avec 60 millions d’euros d’investissement votés sur 10 ans, pour imaginer des itinéraires cyclables sur l’ensemble des territoires, pour aider les investissements vélo des intercommunalités, pour améliorer la desserte cyclable des collèges. Depuis 2018 et jusqu’en 2028, le Département réalise un programme ambitieux de modernisation et de rénovation des collèges qui concerne 37 opérations et mobilise 235 millions d’euros d’investissement.
Nous pouvons aussi évoquer les actions en faveur de l’agriculture. Le plan alimentaire départemental a été agréé par le ministère de l’Agriculture. Nous avons créé une foncière avec la chambre d’agriculture pour maintenir des terrains cultivables et aussi une coopérative de commercialisation pour aider les agriculteurs qui ont besoin de débouchés. Nous essayons, comme nous l’avons toujours fait, d’avoir un projet d’avance.
Même si ce n’est pas dans nos compétences, nous avons accepté de participer au financement des préliminaires des accès du Lyon-Turin à la Maurienne.
Quelles sont vos ambitions pour le département dans la perspective des JO 2030 ?
Les JO 2030 sont une opportunité exceptionnelle. On l’a vu avec le succès des JO de Milan-Cortina, qui sont une merveilleuse promotion de l’économie de nos montagnes. Mais nous sommes compagnons de route de ces Jeux olympiques et paralympiques, pas organisateurs, pas décideurs. Nous avons déjà fait beaucoup avec les JO de 1992 et la gestion de son héritage. Un héritage réussi qui a permis l’obtention des JOP 2030. Si la piste de bob de La Plagne et les tremplins de saut de Courchevel n’avaient pas été maintenus à niveau, les Jeux d’hiver 2030 ne seraient pas en France. Les communes et le Département ont été bien seuls pendant trois décennies pour maintenir ces équipements.
Pour l’avenir, nous engagerons de l’ordre de 45 à 50 millions d’euros sur le réseau routier concerné et nous contribuerons, à travers nos opérateurs économiques, nous contribueront également au financement de l’ascenseur valléen Bozel-Courchevel, de même que nous avons garanti la SAS (Société d’aménagement de la Savoie) pour le village olympique de Bozel. Notre ambition est de faire de ces Jeux un accélérateur de projets utiles au quotidien : mobilités, équipements durables, attractivité internationale, retombées économiques locales. Les JO doivent bénéficier à l’ensemble du territoire savoyard, pas seulement aux sites olympiques.
Quel regard portez-vous sur le lancement d’Explore Savoie, la nouvelle marque touristique de la Savoie ?
Comme nos partenaires de Haute-Savoie ont décidé de nous répudier et de mettre fin au conseil Savoie Mont-Blanc et à la marque Savoie Mont-Blanc Tourisme, nous avons été contraint de nous réorganiser. Nous avons recréer un comité départemental du tourisme et créé cette marque territoriale Explore Savoie. Inaugurée durant l’été 2025 à Aix-les-Bains, elle a démarré en flèche. Bravo à Vincent Rolland, son président, à Michaël Ruysschaert, son directeur, et à son équipe. Ils font un excellent boulot, qui va continuer. Explore Savoie est l’outil de tous les Savoyards pour promouvoir nos territoires, et pour raconter des histoires. Nous avons voulu que l’humain soit au cœur de cette communication. Il n’y a pas que les paysages.
Nous disposons de trois piliers pour préparer l’avenir de la Savoie : Savoie Tourisme Durable, Explore Savoie et Agate, moins connue du grand public, mais très importante. J’ai eu à cœur, sous mon mandat, que l’on puisse réformer ou créer les outils d’avenir, en partenariat avec les acteurs économiques.
Même si la loi nous a retiré la compétence économique, nous avons été suffisamment intelligents, avec la Région, pour que le Département continue de cofinancer l’agence économique de la Savoie. Ça ne fait pas la « une » des journaux, mais c’est essentiel pour l’accompagnement des entreprises au quotidien, en lien avec les chambres consulaires, et pour le suivi des grands dossiers industriels. Ça ne se voit pas, mais c’est un travail quotidien, beaucoup d’énergie et de contacts auprès de Bercy et de la Direction générale des entreprises, pour le maintien des sites industriels de La Rochette ou de Montricher, pour le suivi du projet UgiRing à La Léchère, pour la réoccupation du site FerroGlobe à Château-Feuillet, pour la desserte en gaz de la Tarentaise, comme nous l’avons fait il y a vingt ans en Maurienne, pour la voie ferrée entre Albertville et Ugine, etc. C’est un travail quotidien qui ne se voit pas. Le Département est là ! Outre l’institution conseil départemental, collectivité territoriale, nous avons un certain nombre de satellites qui permettent de créer l’avenir.
« Rendez-vous des élus » jeudi 5 novembre à Savoiexpo. Impossible à organiser en 2020, en raison de la pandémie de Covid-19 et ses conséquences, le rendez-vous de début de mandat des maires et élus de Savoie retrouve sa place au calendrier. Le « Rendez-vous des élus » est programmé le jeudi 5 novembre à Chambéry (Parc des expositions Savoiexpo). « L’objectif est de réunir les élus municipaux, notamment les nouveaux, pour leur présenter ce que fait le Département, quels sont nos enjeux, nos moyens, afin de voir comment nous pouvons encore mieux travailler main dans main », affirme Hervé Gaymard.
Plus de 1 000 élus municipaux sont attendus.
Savoie Tourisme Durable au rendez-vous de la transition des territoires
Créée en 2025, Savoie Tourisme Durable est une SEM (société d’économie mixte) dont le Département est actionnaire ultra-majoritaire, au service de trois piliers :
la gestion des participations du conseil départemental dans les sociétés de remontées mécaniques (Courchevel, Valmeiner, Val Thorens…) ;
– le tourisme social et familial par l’achat de centres vacances pour leur mise aux normes et leur rénovation pour passer des contrats de gestion avec des acteurs spécialisés. « C’est un moyen de dynamiser des territoires, comme nous venons de le faire en rachetant le centre de vacances de Notre-Dame-du-Pré », précise Hervé Gaymard ;
– l’ingénierie pour assurer la mutation du modèle touristique face au changement climatique : « C’est une boite à outils sur laquelle nous allons communiquer avant la fin de l’année. Ce troisième pilier, le D de Savoie Tourisme Durable (STD) sera aussi un outil d’aide aux collectivités. Le logo de STD sera blanc, bleu et vert. Le blanc, pour la neige des stations savoyardes, le vert qui symbolise le monde rural, et le bleu, couleur de nos lacs. Ce sera un outil pour tout le département et pas seulement la montagne. La Savoie est riche de tous ses territoires, y compris avec le changement climatique et avec la diversification de l’offre touristique vers du loisir et du bien-être. La Savoie a des atouts formidables. Nous avons la volonté d’impliquer pleinement le Département sur ces sujets, sachant que depuis plus de vingt ans, j’étais parfois bien seul, un peu moins maintenant, pour dire : il faut arrêter la fuite en avant de la construction en montagne. Même si ce n’est pas vrai pour tous les massifs, c’est une fuite en avant, mauvaise pour l’environnement et mauvaise pour l’économie. Les gens du pays ne peuvent plus habiter au pays. Le Département n’a aucune compétence en matière d’urbanisme. Ça relève des SCoT et des PLU, mais je profite de cet entretien pour redire ma conviction qui n’est pas récente. »

